Se souvenir de ses 13 ans... et réaliser combien le temps passe vite...
Se dire que le passé est le passé, tout simplement...
Il me semble que c'était hier, et à la fois c'était il y a une éternité...
Ca s'appelle passer de l'adolescence à l'âge adulte... Je crois...
$) VALÈRE.- Monsieur préparez-vous, voici notre médecin qui entre.
GÉRONTE.- Monsieur, je suis ravi de vous voir chez moi: et nous avons grand besoin de vous.
SGANARELLE, en robe de médecin, avec un chapeau des plus pointus.- Hippocrate dit... que nous nous couvrions tous deux.
GÉRONTE.- Hippocrate dit cela?
SGANARELLE.- Oui.
GÉRONTE.- Dans quel chapitre, s'il vous plaît?
SGANARELLE.- Dans son chapitre des chapeaux(*).
GÉRONTE.- Puisque Hippocrate le dit, il le faut faire.
SGANARELLE.- Monsieur le médecin, ayant appris les merveilleuses choses...
GÉRONTE.- À qui parlez-vous, de grâce?
SGANARELLE.- À vous.
GÉRONTE.- Je ne suis pas médecin.
SGANARELLE.- Vous n'êtes pas médecin?
GÉRONTE.- Non vraiment.
SGANARELLE. Il prend ici un bâton, et le bat, comme on l'a battu.- Tout de bon?
GÉRONTE.- Tout de bon. Ah! ah! ah!
SGANARELLE.- Vous êtes médecin, maintenant, je n'ai jamais eu d'autres licences.
GÉRONTE.- Quel diable d'homme m'avez-vous là amené?
VALÈRE.- Je vous ai bien dit que c'était un médecin goguenard.
GÉRONTE.- Oui, mais je l'enverrais promener avec ses goguenarderies.
LUCAS.- Ne prenez pas garde à ça, Monsieu, ce n'est que pour rire.
GÉRONTE.- Cette raillerie ne me plaît pas.
SGANARELLE.- Monsieur, je vous demande pardon de la liberté que j'ai prise.
GÉRONTE.- Monsieur, je suis votre serviteur.
SGANARELLE.- Je suis fâché...
GÉRONTE.- Cela n'est rien.
SGANARELLE.- Des coups de bâton...
GÉRONTE.- Il n'y a pas de mal.
SGANARELLE.- Que j'ai eu l'honneur de vous donner.